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Témoignages

Nous travaillons actuellement sur notre site. Toute l’information est présente sur cette page, mais la mise en page reste à travailler. Nous vous remercions pour votre compréhension.

DominiqueBonjour Marie,
juste un petit mot pour te dire que j'ai eu un TRÈS bel accouchement, grâce à tes techniques. J'ai fais tout le travail chez moi, quand je suis arrivée à l'hôpital, j'étais dilaté à 9 et demi ! Ça a pris 2 heures et le grand Émile est né, il pesait 7,5 livres et mesurait 20 pouces.
Même le médecin a trouvé que j'étais d'un extrême calme ... il a dit que si tous ses accouchement se passaient comme le mien il serait au paradis! :)

Merci beaucoup et lâche pas ton beau travail!!

Dominique ,Christian et Émile

Dominique

Bonjour Karine,

J'ai accouché le 14 octobre dernier, (10 jours plus tard que ma date prévue d'accouchement!) et ce fut une expérience magnifique!!!! J'ai attendu les poussées physiologiques et j'ai tellement bien fait!!! La première chose que j'ai dit après avoir expulsé bébé fut : "wow, c'est le plus bel accouchement de ma vie! C'est merveilleux!".... Quelle belle expérience! Bébé pesait 9 livres et 7 onces!


Jacinthe Arel (troisième accouchement)

Jacinthe Arel

Bonjour Karine et Marie!

Je m'appelle Guylaine Perrin. Moi et mon conjoint Yves St-Laurent avons suivi des cours avec Marie. Je vous donne des nouvelles de mon accouchement 2 mois en retard, car je voulais prendre le temps d'écrire mon récit d'accouchement afin de le partager avec vous.

Voici donc mon accouchement de ''rêve''. Comme vous allez le constater, il ne fut pas sans douleur, mais je fus quand même en mesure de trouver la force de le vivre pleinement sans avoir recours à quelque médication que ce soit.

Les infirmières et les résidantes ont été très surprises par le contrôle et la force dont j'ai fait preuve lors des contractions. Elles m'ont dis avoir rarement vu un si bel accouchement, dans le calme et l'acceptation. Oui, il y avait de la douleur, mais je suis très fière d'avoir su garder mon clame, respirer et grogner mes contractions de façon à accueillir dans ce monde mon beau bébé ''essentiel naissance'': Ève Saint-Laurent. Selon les infirmières, je tenais ensuite sur moi un bébé bébé à l'image de l'accouchement. Ma merveille me regardait sans pleurer, on aurait presque dit qu'elle voulait me dire calmement: ça y est maman on l'a fait!

Je partage donc avec vous le souvenir que je veux laisser à mon bébé de son arrivé parmi nous. Je n'ai pas les talents d'une écrivaine, mais ça vient du fond du coeur d'une maman. Merci, car c'est en partie grâce à vous si mon accouchement s'est si bien passé.

Guylaine Perrin

Récit d’accouchement d’Ève
Nous sommes le 28 juillet 2011. Cela fait maintenant 40 semaines et un jour que nous attendons ta venue! Tu te fais désirer et nous avons si hâte que tu décides enfin de venir nous rejoindre mon bébé.

À 10h45, ton papa et moi rencontrons le dr. Gagnon, car le dr. Guillemette est en vacances. Elle vérifie le travail et je suis toujours effacée à 60% et dilatée à 2.5 cm. Elle me propose alors de me faire un décollement des membranes que j’accepte, même si celui de la semaine dernière n’a pas fonctionné. Dr. Gagnon blague que les siens sont meilleurs que ceux du dr. Guillemette, ce que j’espère secrètement au fond de mon cœur.

À 00h00, je me réveille. Ça contracte enfin! Un énorme bonheur m’envahie, mais je crains aussi que ça ne soit encore que du faux travail.

1h30, j’ai toujours des vagues. Je vais réveiller ton papa afin qu’il calcule la fréquence et je saute dans le bain. 5-3-6-4 minutes. Je dois respirer chacune de ces vagues et je te dis : ‘vient-en mon bébé, je t'attend, maman est prête!’

À 2h15 papa met la valise dans la voiture et nous partons pour l’hôpital. Les vagues se font maintenant sentir aux 3 minutes. Je regarde la route que nous empruntons en me disant que la prochaine fois que je passerai ici, nous serons 3! Je téléphone à grand-maman Aline entre deux vagues afin de lui dire que c’est le bon moment, tu arrives enfin!

Il est presque 3h00 quand nous arrivons à la maternité. C’est alors que je rencontre l’ange gardien qui prendra soins de nous durant le reste de l'accouchement. Elle nous installe afin de vérifier le travail, mais je ne veux pas me coucher, je dois prendre les vagues debout et marcher entre chacune. Je prend mon courage.. elle vérifie et prononce ces mots magiques :‘ 4 cm et la poche bien bombée. nous te gardons, ton bébé s’en vient!’

Elle me demande alors si je veux la péridurale et je lui répond que non, je veux un accouchement naturel! C’est à partir de ce moment qu’elle me laisse vivre mon accouchement tout en restant présente en cas de besoin. Puisqu’il y a beaucoup de bébés qui ont décidés d’arriver en même temps que toi et que je contrôle très bien mes vagues, elle me garde près d’elle dans la salle d’évaluation le temps qu’une chambre se libère.

À 4h45, le résidant vient annoncer qu’une chambre est prête et il vérifie le travail : 7 cm! Maman est très heureuse de cette bonne nouvelle, nous traversons dans la chambre de travail. J’ai de plus en plus mal, il y a un ballon rempli d’eau qui veut sortir de mon corps! J’ai la sensation qu’il va éclater à chaque 2 minutes. Je respire et grogne en harmonie avec cette douleur si cruelle, qui prépare mon corps à vivre le moment le plus merveilleux et exceptionnel de ma vie! Je me répète que tu arriveras bientôt et cela me donne des forces.

6h00, le travail n’a pas avancé, toujours à 7 cm. Le résident veut rompre mes membranes, mais mon ange dit : ‘non, c’est un accouchement naturel et tu ne touches pas à ses membranes. Elles vont rompre seules.’ Je veux prendre un bain tourbillon, je veux bouger, je veux que papa me masse et puis non. je ne sais plus ce que je veux. Je veux arrêter de sentir ce ballon ingrat gonfler, prêt à exploser dans mon corps.

6h30, je suis dans le bain tourbillon. Oh, ce ballon est très tenace et il veut toujours sortir, mais il ne peut pas, il est trop gros pour le passage que mon corps lui offre. Je me soulève comme je peux afin de calmer cette douleur et je visualise mon corps lui faire plus de place et mon passage s'ouvrir afin que tu puisses descendre. Je veux laisser éclater ce ballon, mais en même temps j’ai peur. Je veux garder en moi ce ballon remplie d’eau, il y est depuis 9 mois et fait maintenant parti de moi!
C’est assez, je dis à papa que je veux retourner dans la chambre de travail. J’ajoute avec tristesse que si je suis toujours à 7 cm je pense à prendre la péridurale, car je ne suis plus capable de supporter le poids de ce gros ballon.

7h15, le résident vient vérifier le travail. Quel soulagement, je suis maintenant à 9 cm. Il me propose encore de rompre les membranes et je ne sais plus quoi faire. Tu n’as pas le droit à la péridurale toi, mais j’ai si peur de la douleur si le résident fait éclater ce ballon. C’est alors que mon ange chante encore : ‘c’est un accouchement naturel, tu laisses les membranes rompre seules!’ Cela me donne le courage de continuer, pour toi mon bébé!

À 8h00, mon ange doit laisser sa remplaçante prendre la relève pour aller se reposer. Par chance elle est aussi gentille que la première! Le ballon veut toujours éclater dans mon ventre, mais je contrôle maintenant mieux cette douleur. Je ne grogne plus, mais dois toujours me lever afin d’essayer de calmer ce poids qui pousse pousse dans mes fesses.

À 8h45, je suis enfin complète et je sens le besoin de pousser. On m’installe et après quelques poussées, je sens quelque chose éclater à l’intérieur de moi. Le ballon a décidé de se libérer de son poids, il s’est rompu seul. Le liquide chaud qui remplissait ta maison durant ces 40 dernières semaines coule entre mes cuisses et partout sur le lit.

Je te sens enfin mon bébé, tu veux descendre! Quelle sensation, j’ai peur et je suis excitée en même temps. Je dois inspirer et pousser pour nous deux, mais je n’ai plus de souffle. L’air qui entre brule vivement mes poumons, mais je dois faire ce dernier effort pour toi mon bébé. On me dit de pousser jusqu’au bout de cette douleur, ce que je fais.
La résidente arrive et dit : ‘ ohh regarde papa, on voit la tête!’ Elle place un miroir et on peut voir que tu n’as pas beaucoup de cheveux. Je vois ta tête de plus en plus et ça m’encourage, ça me donne de la force. Elle s’installe pour l’accouchement, car le dr. Camiré est occupé avec une autre maman. Bientôt tu seras avec nous toi aussi.

Je demande d'avoir des débarbouillettes d’eau chaude entre les poussées. Sens-tu la chaleur sur ta petite tête mon bébé? Ça fait du bien à maman, c’est certain.
Finalement le dr. Camiré arrive. Tout le monde m’encourage à pousser fort, ils savent que c’est maintenant une question de poussées avant que tu ne vois le jour. Mais voilà que je panique, je sais au fond de mon cœur que c’est l’une des dernières. Je pousse fort et je retiens, je ne sais plus s’il me reste assez de courage. Je veux encore te garder pour moi toute seule. Mais voilà que sous les encouragements, une force nouvelle apparait et je pousse le plus fort que je peux. Je suis maintenant prête à te partager avec le reste du monde.

Le 29 juillet 2011 à 9h23, en larmes, j’accueille enfin mon bébé tant attendu. Tu es si belle!

Bienvenue parmi nous ma Ève! Je t’aime plus que tout pour toujours.

Guylaine Perrin

ACCOUCHEMENT MÉDICALISÉ ET TECHNIQUES D’HYPNONAISSANCE : TÉMOIGNAGE DE MA RÉUSSITE

Lorsque je me suis initiée aux techniques d’hypnose pour la naissance par le biais du cours offert par Essentiel naissance, je n’avais pas envisagé l’utilité de cette approche autrement que dans un contexte d’accouchement naturel. J’étais toutefois ouverte à la péridurale bien que déterminée à n’y avoir recours qu’en dernière instance. Bref, je m’étais bien préparée en m’exerçant à la visualisation et à la détente de manière assez assidue et, à 37 semaines et 4 jours, je croyais avoir encore assez de temps pour faire de moi non pas une experte mais du moins une bonne praticienne de l’autohypnose.

C’est à mon rendez-vous de suivi hebdomadaire que je subis le choc de la désillusion : ma pression artérielle était trop élevée et j’avais un haut taux de protéines dans les urines. Diagnostic : prééclampsie sévère. « Vous ne retournez pas chez vous madame, nous devons vous accoucher ». Je n’ai pas besoin de vous dire que je tombais des nues. Étrangement je m’inquiétai de ma valise qui n’était pas prête, de mon plan de naissance qui n’était pas encore écrit, des postures d’accouchement que je n’avais pas eu le temps de pratiquer…Je sentis la panique cogner à la porte de mon esprit. Des semaines de programmation mentale firent toutefois leur effet : panique égale adrénaline qui égale douleur. Dès lors, je commençai à appliquer les techniques d’autohypnose pour ne pas laisser la peur et la douleur prendre le contrôle. Mon corps était emporté dans le tourbillon des protocoles médicaux : piqûres, branchements, sondes…mais moi j’avais déjà le pied dans mon havre de paix aux allures d’une cascade dans une forêt tropicale. Mon chum arriva enfin auprès de moi. Mon amoureux qui avait pris la peine de télécharger en catastrophe sur mon e-pod des heures de musique de détente; mon partenaire qui allait m’aider à protéger ma bulle à travers cette tempête où le mot « naturel » n’avait plus sa place.

Bébé était encore très haut et je n’étais dilatée qu’à 1 cm. « On part de loin… » nous dit l’obstétricien. Déclenchée artificiellement au Pitocin, on m’avisa que je ne devais pas trop souffrir lors des contractions afin de ne pas faire augmenter davantage ma pression. On me prépara donc à recevoir la péridurale dès que possible mais je savais que repousser cette intervention permettrait à mon bébé de mieux évoluer à travers ce passage forcé. Je voulais vivre mon accouchement, y participer activement. Pendant plusieurs heures, j’appliquai donc l’autohypnose à chaque contraction : je marchai pieds nus sur le sable mouillé par les vagues de la mer; je m’enveloppai d’une couverture anesthésiante; je décontractai mon front, ma mâchoire, mon bassin et mes mains… je réussis ainsi à atteindre 4 centimètres de dilatation avant de me sentir submergée par la force des contractions. Je demandai alors la péridurale, mais ce n’était pas un échec, c’était plutôt une victoire d’avoir pu cheminer jusque là par moi-même.

La rupture artificielle des membranes, les 2 pieds dans les étriers, la ventouse, le cordon coupé avant la fin des battements du cœur, l’impossibilité d’un contact peau à peau, le séjour 24 heures aux soins intensifs loin de mon fils…toutes ces interventions médicales, ces deuils, cette impuissance devant la nécessité. Et pourtant, grâce aux techniques d’hypnonaissance, lorsque je pense à mon accouchement, j’ai le sentiment de la réussite. Oui, j’ai réussi à m’approprier une partie du processus, à contrôler la peur et la douleur, à créer un environnement empreint de calme en moi et autour de moi malgré tout. C’est ce que j’ai réussi à donner à mon fils pour sa venue au monde le 28 juillet au petit matin. C’est ce qui m’a permis d’être déjà une mère pour mon petit Nicolas.

Véronique Doré Bluteau

IsabelleQuand la nature n’est pas de votre côté…garder son calme malgré tout.

Bonjour Karine,
Je suis un peu en retard, mais je tenais à prendre quelques minutes pour te donner des nouvelles de mon accouchement.

Le temps passe trop vite avec un nouveau poupon. J’ai accouché le 14 août (37 semaines 2/7), soit quelques jours après la rencontre individuelle sur la libération des appréhensions face à l’accouchement fin juillet.

Le 13 août je suis allé consulter au CHUL pour des démangeaisons sévères sur tout le corps, les résulatats des tests ont confirmé une cholestase gravidique. Étant donné que ce dérègelement au niveau de mon foie était dangereux pour le bébé (arrêt cardiaque), le médecin m’a fortement recommandé d’opter pour un déclenchement le jour même. Je ne m’attendais pas à ça du tout! L’autre option était que je me déplace à l’hôpital aux 48 heures pour faire «monitorer» le coeur du bébé mais je n’étais pas prête à prendre le risque…j’aurais été stressée jusqu’à l’accouchement et qui sait ce qui aurait pu se passer…

Après réflexion et étant donné que mon col était favorable au déclenchement (effacé à 70% et dilaté à 2) on m’a déclenché le jour même au synto vers 16h00.

Le travail s’est très bien déoulé, j’étais calme et en contrôle, une contraction à la fois! J’ai passé beaucoup de temps sur le ballon, j’ai essayé le banc de naissance, le bain, etc…j’avais également mis quelques «tracks» du cours dans mon lecteur mp3. Finalement, j’ai demandé la péridurale à 8 cm (petite dose puisque je voulais continuer de sentir mes contractions lors de la poussée).

Même si je n’ai été complète qu’après 11 heures de travail, je n’ai pas vu le temps passer, Frédéric s’est même permis de sommeiller un peu tellement s’était calme dans la chambre.

Après 30 minutres de poussée, j’ai dû arrêter puisque le coeur du bébé déccélérait et qu’il n’arrivait pas à reprendre une respiration normale, ma petite cocotte était fatiguée.

Finalement j’ai eu une césarienne et la petite est née à 6h14 am. Elle a passé 4 jour en néo sous monitoring et 2 jours supplémentaires à la pouponnière. On voulait s’assurer qu’elle allait bien avant le retour à la maison. J’ai trouvé ça difficile de retourner à la maison sans elle…

Même si ce n’est pas le scénario que nous avions envisagé, je considère que le tout s’est bien déroulé, je suis contente d’avoir fait le travail jusqu’au bout et d’être resté calme et en contrôle puisque si tu te souviens, une de mes appréhensions était de paniquer et de perdre le contrôle.

Je voulais te mentionner que les gens qui m’ont accompagné connaissaient le principe d’hypnonaissance et ils ont été très compréhensifs.

Bref, je voulais te remercier pour tout,le cours Essentiel Naissance m’a grandement aidé à vivre cette expérience dans le calme, je ne sais pas ce que j’aurais fait sans ça et je n’exagère pas!

Je le recommanderais à tout le monde, ce que j’ai déjà fait d’ailleurs. Encore une fois milles merci!

Isabelle et Fédéric

Isabelle

Hypnose pour la naissance; un outil pour garder son calme lors de l’accouchement

Bonjour Karine !

Déjà un peu plus de 5 mois que notre chère Émilie est arrivée ! Eh oui, je me suis enfin décidée de prendre le temps de te donner des nouvelles de la naissance de notre petite fille.

Voici l’histoire de mon accouchement… Je souhaitais évidemment le scénario de rêves, mais comme tu nous avais dit, ça n’arrive jamais comme on veut !!!

J’avais convenu avec mon médecin de me faire déclencher à 41 sem et 1 ou 2 jours puisqu’Émilie ne semblait pas pressée d’arriver. J’espérais bien me réveiller en pleine nuit avec des contractions, j’ai tout fait, les positions, la marche rapide, etc, etc… Mercredi le 27 octobre (à 41 sem) à 6h30 LE MATIN (je m’étais endormie vers 5h, première fois que ça m’arrivait)! je reçois un appel du CHUL, j’avais rendez-vous pour le déclenchement le matin-même… j’ai refusé mais je m’y suis rendue pour un monitoring et écho pour s’assurer que bébé allait bien. Le monitoring était A1 (paraît que j’avais des contractions!) mais Émilie n’a presque pas bougé à l’écho (elle bougeait pas le matin tout le long de la grossesse)… le médecin responsable m’a envoyé directement pour le déclenchement, c’était l’urgence, selon lui elle était en danger, ça l’air qu’il voulait me mettre dans une section grossesse à risques mais ce ne fut pas le cas.

Sur le coup, j’ai « capoté », je pleurais, je pensais pas que ça arriverait comme ça. J’ai voulu sortir dehors prendre l’air, me calmer mais les infirmières voulaient pas, j’étais admise alors ! J’ai tenu mon bout (je pense que j’ai jamais été aussi tenace de ma vie) jusqu’à ce que mon médecin (Line Blackburn) me téléphone, je lui ai expliqué la situation, elle m’a dit: yen a pas de problème, prends 30 min, va prendre l’air, je ne te dis pas la réaction des infirmières… enfin quelqu’un pour moi (elle a été super du début à la fin) ! Mon chum (Jonathan) m’appuyait et me laissait aller, voyant que j’étais armée jusqu’aux dents !

En revenant de mon escapade j’étais prête, confiante avec Jonathan qui me tenait la main, qui était là. À 14h00, on y va pour l’oxytocine. Crois-le ou non l’infirmière à mon chevet à accoucher avec hypnonaissance, à la maison de naissance ! Quelle chance j’ai eue, que de bons mots j’ai pour elle. 5 heures plus tard, les contractions étaient très tolérables, je suis passée de 2 à 3 cm, toujours à 50%, je parlais avec l’infirmière et Jonathan et il me passait le masseur dans les cheveux. Je sens un brin de découragement mais je me dis que de 5 à 10 ça peut se faire vite. 3 autres heures, un peu plus intense, j’ai commencé les sons et voilà mon 5 cm. Merci pour le truc du bol de toilette, c’est génial!

Malheureusement, le quart de travail est terminé et l’autre infirmière est arrivée, elle était un peu « by the book ». Elle n’aimait pas que j’aille aux toilettes car j’étais débranchée du moniteur…elle avait peur que je pousse. Je l’entendais dire à Jonathan, il serait tant qu’elle sorte de là ! Ça me passait six pieds par dessus la tête! J’étais là sur le bol, OOOOOOOOOO, OOOOOOO, et je me disais, ça ouvre, ça ouvre, je le sais ! Je suis passée de 5 à 10 cm en 1 heure, j’ai fait le son O jusqu’à la poussée et je respirais profondément entre chaque contraction.

L’infirmière avait peur que je m’hyperventile, mais voyons donc ! Je l’écoutais pas ! J’ai pensé à la péridurale 2-3 fois je ne te le cache pas, mais c’était tout le temps quand j’étais immobilisée dans le lit. Je me résonnais, j’étais calme, let’s go on continue, c’est une passade, c’est pas du tout ce que je veux. Jonathan regardait sans cesse mon front mes mains ma machoire, j’étais molle. Il était là, sans parler, c’était apaisant.

J’ai commencé à pousser avec ma respiration , à 4 pattes avec les mains sur la tête du lit remonté, au grand dam de l’infirmière, elle tenait vraiment à m’expliquer sa méthode de bloquer la respiration, (ta gueule!) désolé je l’ai pensé ! J’ai dû changer de position à la toute dernière poussée, mes jambes ne tenaient plus… 35 minutes plus tard à 23h34, le 27 octobre 2010, Émilie est déposée sur mon ventre en hurlant sa joie être arrivée et moi je dis : mais c’est déjà fini !!! Ce qu’elle est belle, elle est rose, je la vois encore, plus tard elle montait vers mon sein avec un espèce de sourire (ça me donnait l’impression), wow! Petit coeur d’amour !

Petit pépin pour le placenta, il voulait pas sortir… on m’a fait une rachi (gelée de la taille aux orteils) afin d’aller le chercher manuellement… C’est un détail après avoir eue ma fille en parfaite santé, naturellement. 2 heures plus tard, je marchais vers notre chambre avec ma petite famille…

Tout a été vécu si intensément, dans un grand calme, avec une force dont je ne pensais pas avoir en moi ! Je ne pourrais pas oublier ce grand jour, merveilleux ! Merci pour ce que tu nous as enseigné, pour ta générosité, merci Karine ! Le 4 avril 2011

Émilie

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